Engin Akyürek – Le début Par Mme Navid Shahzad

Engin Akyürek – Le début Par Mme Navid Shahzad

Alors qu’Engin Akyürek fête son quarantième anniversaire le 12 octobre, ses perspectives de carrière n’ont jamais été aussi brillantes. L’année 2021 a été marquée par l’achèvement de sa série Sefirin Kizi ; il est devenu le représentant de Shell-Turquie, endossant la vision du géant pétrolier de respecter l’environnement et d’être au service de sa clientèle ; la septième édition de son livre Sessizlik a été traduite en persan ; il a fait équipe avec son ami Tolga Sarıtaş lors de son dernier film Yolun Açik Olsun (Bon voyage) pour Netflix, dont le tournage s’est terminé cet été. Ensuite, nous l’avons vu la tête rejetée en arrière dans un rire extatique, vêtu d’une chemise imprimée de style années 60, assis dans une Cadillac rouge rubis, posant pour la couverture d’un des plus grands magazines turcs, au moment même où la nouvelle du tournage de sa série en 8 épisodes Kaçış (Evasion) pour les débuts de Disney Plus en Turquie faisait grésiller l’Internet d’excitation. Bien évidemment, le fait de savoir que la série Evasion est basée sur une histoire écrite par Akyürek lui-même, dans laquelle il joue le personnage principal d’un journaliste appelé Mehmet, représente la cerise sur le gâteau.

Redouté par beaucoup, le chiffre quarante a une histoire longue et mouvementée dans les textes religieux ainsi que dans la psychologie socioculturelle. Des compositions musicales ont également mis en scène ce chiffre à plus d’un niveau. Prenons par exemple « 40 », une chanson remontant à 1983, interprétée par U2 et tirée de leur album War, dont les paroles ne sont autres qu’une modification du psaume 40, tandis que Johnny Cash a écrit et chanté « Forty Shades of Green » en 1961, une chanson sur l’Irlande. De même, le classique de la télévision pour enfants « 1 rue Sésame » a aidé les enfants d’âge préscolaire à compter jusqu’à quarante comme le nombre le plus élevé durant toutes ces saisons de divertissement sur tant d’années. Enfin, n’oublions pas la célèbre Symphonie No. 40 écrite par Wolfgang Amadeus Mozart en 1788 qui continue à être un trésor de la musique classique. Si le futile adage « La vie commence à quarante ans » peut sembler s’appliquer de manière appropriée à la bonne fortune actuelle d’Akyürek, le chiffre implique de manière significative l’atteinte de la notoriété ou encore de la maturité, indiquant une transition dans la vie – et c’est ce qui nous intéresse.

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Mais tout d’abord, faisons un bref rappel de l’ensemble des œuvres qui ont contribué à faire de l’acteur turc une icône mondiale. C’est son sens de la comédie qui a permis à ce jeune homme dégingandé et aux membres ballants, originaire d’Ankara, de remporter la première place du concours télévisé Turkiye’nin Yildizlari (L’étoile de la Turquie). Parmi les aperçus des divers personnages et des sitcoms qu’Akyürek a interprétés, on peut voir des extraits de sa synchronisation labiale avec « Awaara », la chanson cachet du défunt réalisateur/acteur indien Raj Kapoor. L’un des films les plus populaires sortis en Turquie, mettant en vedette l’adorable clochard appelé Raj, était une sorte de réinterprétation par Kapoor du personnage emblématique de Chaplin. Il est intéressant de noter que si le personnage original de Chaplin mesurait 1,65 m, Raj Kapoor par contre mesurait 1,7 m. Engin Akyürek, du haut de son 1,87 m, dépasse largement ses prédécesseurs, ce qui montre peut-être que la stature du personnage de Chaplin n’a cessé de croître au fil des ans.

La télévision s’est intéressée très tôt à ce jeune inconnu d’Ankara en 2004, avec un second rôle dans Yabanci Damat (Le marié étranger), dans lequel Akyürek jouait le rôle de Kadir Sadıköglu, un jeune confectionneur de baklava, amoureux de Nazli, la fille d’un ami de longue date et partenaire commercial de son père. Située à Gaziantep, la série jette un regard léger sur l’inimitié historique entre la Turquie et la Grèce, alors que Nazli choisit de rompre ses fiançailles avec Kadir pour épouser un garçon grec nommé Niko. Les problèmes d’un mariage interculturel, et surtout les préjugés mutuels entre les deux pays, ont fait de la série un énorme succès de part et d’autre, avec plusieurs épisodes filmés dans des régions scéniques de la Turquie et de la Grèce, et la musique des deux pays venant enrichir les scènes de tournage.  La série a été diffusée pendant près de trois années, faisant de certains de ses acteurs principaux des stars. Engin Akyürek et Sumru Yavruck, qui jouait la mère de Nazli, ont fait équipe quelques années plus tard dans l’une des séries télévisées turques les plus mémorables, Fatmagül’ün Suçu Ne ? Bien qu’aucune version anglaise ne soit encore disponible, les téléspectateurs avertis peuvent facilement détecter le charme, la confiance et le talent potentiel d’Akyürek. Son personnage de Kadir dégage une bonté qui, à bien des égards, est devenue le cachet de l’acteur, tant à l’écran que dans la réalité. Son charmant sourire en coin est là, tout comme son allure dégingandée qui le rend attachant au public. Bien qu’il s’agisse d’une comédie, la série n’est pas sans un soupçon sous-entendu de réconciliations politiques lorsque Niko et Nazli appellent leur fils Ege, ce qui signifie Égée, comme la mer qui sépare la Turquie de la Grèce, tandis que vers la fin, après deux efforts infructueux et déchirants, Kadir finit par trouver le bonheur avec sa femme turque, Aysel, et nomme leur fille Nazli, en souvenir de son premier amour. Il peut sembler étrange que l’acteur, connu pour ses riches performances dans les feuilletons semi-tragiques et passionnément romantiques, ait commencé sa carrière par une comédie. En tant qu’indicateur précoce de l’étonnante polyvalence d’Akyürek, il est clair que même à ce stade naissant, c’était un acteur à surveiller, même dans une série dramatique à caractère social qui abordait la question épineuse de l’antagonisme historique turco-grec. Mais ce qui est peut-être encore plus important pour Akyürek, c’est le fait que Yabanci Damat a ouvert la voie au succès international et à la popularité de la télévision turque, après que la série doublée en arabe ait connu un grand triomphe au Moyen-Orient.

 La télévision et le cinéma, qui sont tous deux des supports visuels, exigent des compétences différentes de la part du réalisateur, du directeur de la photographie et de l’acteur. Ce n’est pas seulement une question de taille de l’écran de télévision—qui diminue mais pourtant agrandit en même temps la présence physique de l’acteur dans les gros plans—mais c’est aussi le rythme de l’action, de l’ambiance, de la narration, ou encore de la profondeur de champ qui les distingue. Très souvent, un acteur de film hors-pair peut se sentir perdu par un changement de moyen de diffusion. Par exemple, le fascinant Richard Burton, tout juste auréolé de ses triomphes au théâtre, a trouvé que le cinéma était une plateforme bien différente et, selon la rumeur, il aurait pris quelques conseils utiles de la ravissante Elizabeth Taylor, sa vedette accomplie dans Cléopâtre.

Le premier film d’Akyürek était un rôle dans le célèbre film Kader (2006) du réalisateur Zeki Demirkubuz, dans lequel il joue un jeune homme énigmatique et peu bavard prénommé Cevat. Bien qu’on ne voie son personnage que pendant un peu plus de vingt minutes au début du film, Akyürek a créé un personnage si complexe qu’il a attiré autant l’attention du public que celui des critiques avertis, ce qui lui a valu le prix de l’Association des scénaristes de cinéma en 2006 ainsi que le prix ÇASOD 2007 de l’Acteur le plus prometteur. Dans le style caractéristique de Demirkubuz, Kader se déroule dans un paysage urbain sans âme et sans bonheur pour ses nombreux personnages masculins et féminins. Mettant en scène une chanteuse de bar amoureuse d’un petit criminel instable, le film retrace les rôles que le destin nous assigne. Prenant la famille de la chanteuse sous sa « protection », Cevat ne s’occupe pas seulement de son père gravement malade, mais étend également son « patronage » à la literie de sa mère émotionnellement désemparée, au vu et au su de toute la famille. La scène où Akyürek, dans le rôle de Cevat, apporte des cadeaux à la famille, allume une cigarette pour le père alité et, peu de temps après, fait l’amour avec la femme de cet homme, alors que tout le monde peut entendre, nous pousse à nous interroger sérieusement sur la question des modèles de comportement moral reconnus. Laissant de côté le puritanisme cathartique promis par le cinéma dominant, les « nouveaux cinéastes » des années 90 ont plutôt opté pour l’exploration du côté obscur qui se dissimule au sein de chaque être humain. Cevat est l’exemple typique de l’homme à la fois bon et amoral qui paie de sa propre vie la protection qu’il étend au jeune frère de la chanteuse qui travaille dans un salon de thé et qui est constamment intimidé par les voyous du quartier. En repliant son corps dégingandé sur une chaise et en s’appuyant librement contre le montant d’une porte, Akyürek incarne une caricature du grand nombre de jeunes gens sans nom et sans visage forcés par les circonstances – appelez cela le destin – à jouer des rôles qui forgent une relation ténue entre les « bons » et les « mauvais ».

Ce n’est pas une simple coïncidence si le cinéaste, dont le travail a placé Akyürek sur la liste des films « à voir », fait des films sous la bannière de sa société, Mavi Films ! Fortement influencé par la croyance de Dostoïevski et de Camus de se sentir « étranger » dans le monde dans lequel il vit, Demirkubuz est un cinéaste phénoménal qui a écrit, produit et réalisé presque tout seul des films tels que Masumiyat (Innocence), reconnu comme l’un des films emblématiques de l’industrie cinématographique turque. Le fait d’avoir pu travailler avec un cinéaste du calibre de Demirkubuz pour son tout premier film a servi de grande introduction aux délicates nuances que nécessite un bon scénario et une bonne production. S’appuyant sur le personnage écrit par Demirkubuz, Akyürek a créé le portrait d’un jeune homme, Cevat, qui n’est ni « bon » ni « mauvais » sur le plan moral, mais qui vit la vie telle qu’elle se présente à lui, sans se poser de questions dans un environnement aussi sombre que la pierre, et sans recourir à des interprétations trop dramatiques de la situation ou du personnage. Alors même qu’il est poignardé à mort, la caméra de Demirkubuz tourne autour des protagonistes qui semblent presque danser ensemble dans une dérision macabre de l’action en cours, tandis que le visage d’Akyürek ne montre rien d’autre qu’une acceptation passive de la vie qui n’offre rien d’autre que la routine épuisante de chaque jour qui passe. Le fait que le réalisateur refuse de créer ne serait-ce qu’une once de pitié pour Cevat, en montrant son corps mort ou mourant, renforce la vision de Demirkubuz d’un monde impitoyable et mécanique.

En rétrospective, le fait que le film ait remporté plusieurs prix, dont l’Orange d’or et la Tulipe d’or pour le meilleur film, la meilleure réalisation, le meilleur acteur et le meilleur scénario, semble prémonitoire, car il s’agissait du premier pas en avant pour le jeune Engin Akyürek sur le point d’entamer une carrière qui allait éventuellement le reconnaître non seulement comme l’un des principaux acteurs turcs, mais aussi comme un acteur de cinéma et de télévision internationalement reconnu, respecté et très apprécié.

A suivre…

Traduit par : Roselyne

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Engin Akyürek – The Beginning

As Engin Akyürek celebrates his fortieth birthday on 12th October, his career prospects have never been brighter. The year 2021 witnessed the completion of his series Sefirin Kizi; he became the face of Shell-Turkey endorsing an environment and people friendly image for the petroleum giant;  the seventh edition of his book Sessizlik saw its Persian translation; he teamed up with his friend Tolga Sarıtaş and the cameras closed on the shooting  of his film Yolun Açik Olsun (May your Way be Open) for Netflix. Next we saw him head thrown back in ecstatic laughter dressed in a 60’s style printed shirt while seated in a ruby red Cadillac posing for one of Turkey’s leading magazine covers just as news of his 8 episode serial Kaçış (Escape) being shot for Disney Plus’s debut in Turkey made the internet sizzle with excitement. The cherry on the cake of course, is the news that Akyürek’s ‘Escape’ is based on a story written by him in which he plays the lead character of a journalist called Mehmet. 
Dreaded by many, the number forty has a long, checkered history in religious texts as well as sociocultural psychology. Musical compositions have also featured the number on more than one level as e.g.‘40’ is a 1983 song by U2 from their album War, whose lyrics are a modification of Psalm 40 while Johnny Cash wrote and sang  ‘Forty Shades of Green’ in 1961, a song about Ireland. Similarly, children’s television classic ‘Sesame Street’ helped preschoolers count to forty as the highest number during their many years of delightful seasons. While the flippant adage’ Life begins at forty’ may appear to apply aptly to Akyürek’s fortunes at the present; the number significantly implies a coming of age or the attainment of maturity indicating a life change – and that is what interests us. 
But first, a quick recap of the body of work which has helped position the Turkish actor as a global icon. It was a flair for comedy that won the gangly, loose limbed young man from Ankara win first position in Turkiye’nin Yildizlari (Turkey’s Star) TV competition. Glimpses of the diverse characters and situational comedy Akyürek attempted include clips of him lip synching to the late Indian director/actor Raj Kapoor’s signature song ‘Awaara’. One of the most popular films released in Turkey, the lovable tramp called Raj was Kapoor’s take on Chaplin’s iconic character. It is interesting to note that the while the original Chaplin character was 1.65 m tall, Raj Kapoor was 1.7 m; Engin Akyürek towers above his predecessors at 1.87 m. which is perhaps an indication of how the stature of the Chaplin character has continued to grow over the years.
Television came calling early for the young unknown from Ankara in 2004 with a supporting role in Yabanci Damat (Foreign Groom) in which Akyürek played Kader Sadıköglu, a young baklava maker in love with his father’s old time friend and business partner’s daughter Nazli. Set in Gaziantep the series took a light hearted look at the historic enmity between Turkey and Greece as Nazli opts out of an engagement with Kadir to marry a Greek boy named Niko. The problems of an intercultural marriage and especially the mutual prejudices against each other made the series a huge success in both countries with episodes shot in scenic Turkey and Greece and music from both countries enlivening the action.  The series ran for nearly three years making stars out of a number of its lead players as Engin Akyürek and Sumru Yavruck who played Nazli’s mother teamed up some years later in one of the most memorable Turkish television series Fatmagül’ün Suçu Ne? Though no English version is available yet, discerning viewers can easily spot the charm, confidence and potential talent of Akyürek. His Kadir exudes a goodness that has in many ways become a hallmark of the actor both on and off screen. The charmingly crooked smile is there just as much as his lanky frame endears him to audiences. Though a comedy, the series was not without some underlying political reconciliations hinted at with Niko and Nazli naming their son Ege which means Aegean, the sea that separates Turkey and Greece; while towards the end, after two unsuccessful and heartbreaking efforts Kadir eventually finds happiness with his Turkish wife Aysel and names their daughter Nazli after his first love. It may appear strange that the actor who is known for his powerful performances in semi tragic passionately romantic dizis should have begun his career with a comedy. An early indicator of Akyürek’s astonishing versatility, it is clear that even at that nascent stage Akyürek was an actor to watch out for even in a social drama which tackled the prickly issue of historic Turko-Greek antagonism. But perhaps more importantly for Akyürek himself is the fact that Yabanci Damat paved the way for the international success and popularity of Turkish television after the Arabic dubbed series became a hit in the Middle East.  Both visual mediums, television and film require a different set of skills from director, cinematographer and actor alike. It is not just a question of the size of the television screen which diminishes yet simultaneously enlarges in extreme close ups the physical presence of the actor but also the pace – of action, mood, narrative, depth of field that sets both apart. Very often a successful film actor finds himself out of depth with a switch in medium for example, the riveting Richard Burton fresh from his triumphs in the theater found film a very different playing field and is rumored to have taken some helpful tips from his veteran lead in Cleopatra, the ravishing Elizabeth Taylor.
Akyürek’ s first film was a role in the celebrated director Zeki Demirkubuz’s Kader (2006) in which he plays an enigmatic, largely silent young man named Cevat. Though his character is seen in little over twenty minutes of the opening of the film, Akyürek created a character so layered that it drew the attention of discerning audiences and critics alike earning him both the Film Writers Association Award in 2006 as well as the ÇASOD Acting Award 2007 for most Promising Actor. In characteristic Demirkubuz style, Kader is set within a soulless urban landscape devoid of happiness for its many male and female characters. Featuring a bar singer in love with an unstable petty criminal, the film traces the roles that destiny assigns to us. Taking the singer’s family under his ‘protection’, Cevat not only watches out for her seriously ailing father but also extends his ‘patronage’ to bedding her emotionally distraught mother with the full knowledge of the entire family. The scene where Akyürek as Cevat brings some gifts for the family, lights a cigarette for the bedridden father only to shortly thereafter make love to the man’s wife within earshot chillingly asks for a reorientation of accepted models of moral behavior.  Leaving aside the cathartic puritanism promised by main stream cinema, the ‘New Filmmakers’ of the 90’s chose instead to explore the idea of the darkness that lurks within each human being. Cevat is the perfect representative of a man both kind and amoral who pays with his life for the protection he extends to the singer’s young brother who works in a tea shop and is constantly bullied by local thugs. Folding his lanky frame into a chair, leaning loosely against a door jamb, Akyürek represents the huge number of nameless, faceless young men forced by circumstance – call it destiny- into playing roles which forge a tenuous relationship between ‘good’ and ‘bad’ people.
It cannot be mere coincidence that the film maker whose work put Akyürek on the ‘watchable’ list makes films under the banner of his company named Mavi Films! Heavily influenced by Dostoevsky and Camus’ belief in being a ‘stranger’ in the world he lives in; Demirkubuz is a phenomenal film maker who has almost single handedly written, produced and directed films such as Masumiyat (Innocence) recognized as one of the iconic films of the Turkish film industry. Being able to work with a film maker such as Demirkubuz in his very first film served as a great introduction to the delicate nuances  that entail good writing and great direction. Building on Demirkubuz’ written character, Akyürek created the portrait of a young man Cevat who is neither ‘good’ nor ‘bad’ in moral terms but lives life as it comes to him unquestioningly in an environment as bleak as stone, without resorting to overly dramatic interpretations of situation or character. Even as he is being knifed to death, Demirkubuz’s camera circles the protagonists as they almost seem to dance together in a macabre mockery of the action taking place while Akyürek’s face exhibits nothing more than a passive acceptance of life offering nothing beyond the exhausting routine of each passing day. The fact that the director refuses to create an ounce of pity for Cevet by showing his dead or dying body reinforces Demirkubuz’s vision of a pitiless, mechanical world.
In retrospect, that the film won several awards including the Golden Orange and Golden Tulip for best film, direction, acting and screenplay appears prescient as it was the first step forward for a young Engin Akyürek setting out on a career which would eventually see him recognized not only as one of Turkey’s leading actors but as an internationally recognized and respected, much loved film and television actor.  ………..To be continued

#EnginAkyürek #NavidShahzad

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