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Sancar Efe – D’amour et d’amitié
Par Navid Shahzad (Partie 2)

La véritable amitié masculine ne peut être possible qu’entre bons hommes qui trouvent en l’autre une âme sœur, tout comme les vrais amants, car l’amitié entre mauvais hommes porte le stigmate des avantages illégaux et immoraux. Nous devons croire que dans l’ensemble, Sancar et Gediz sont tous deux de bons hommes dont les actions sont empreintes de signes clairs de générosité, de fidélité et de confiance à l’égard de leur famille et de leurs amis. Sancar, par exemple, retarde la cérémonie de son mariage en attendant que son « témoin », au sens large du terme, arrive et assiste aux noces.  

Pendant huit ans, les deux hommes ont non seulement collaboré côte à côte, en parfaite harmonie, pour développer une camaraderie enviable et un respect mutuel total, mais aussi une affection visible l’un pour l’autre. Ils partagent également la même affection intense pour leur sœur—dans le cas de Sancar, sa plus jeune sœur Zehra est la prunelle de ses yeux, car ils s’adorent mutuellement. Müge, bien qu’elle soit plus âgée que Gediz, est tout aussi protectrice envers son jeune frère que Sancar envers le sien. Bien que les deux familles soient dirigées par des matriarches apparemment les meilleures amies, c’est la relation entre frères et sœurs dans chaque famille qui nous touche le plus, jusqu’à ce que la rébellion infantile de Yahya contre l’autorité de Sancar et la trahison de confiance de Müge vis-à-vis de Gediz bouleversent l’équilibre dans chaque famille. Mais tout n’est pas si terrible que cela en ce qui concerne le duo Sancar/Gediz. Le fait que les deux hommes aient un bon sens de l’humour, et aiment s’amuser jusqu’à la limite de l’espièglerie, est démontré par leur rôle de « bon flic – mauvais flic » chaque fois que le besoin s’en fait sentir, comme dans le cas de Guven Çelebi ou de Necdet !  

Ainsi, malgré leur récente dispute à propos de Nare, ils orchestrent une grande performance lors du déjeuner élaboré par Kahraman Boz pour recevoir d’éventuels investisseurs. Alors qu’ils échangent quelques mots, avec un visage souriant qui dissimule bien l’aversion évidente qu’ils portent à Boz, ils se réjouissent de voir leur ennemi de longue date tomber dans l’embarras et la déconfiture.  Après une entrée vraiment spectaculaire sur la terrasse de la marina de Boz, les deux compagnons créent un scénario des plus amusants et improvisés, l’un dictant des termes en turc que l’autre traduit dans un anglais impeccable pour faire fuir les investisseurs financiers potentiels assis à la table. Mais peut-être l’indice le plus marquant de leur confiance mutuelle réside-t-il dans l’épisode du vol qu’ils ont commis autrefois, d’où la preuve qu’ils n’ont aucun secret l’un pour l’autre. Il existe toutefois une exception, celle de la profonde tristesse ressentie par Sancar qui refuse d’en parler et que Gediz décrit comme « une lame enfoncée au plus profond de son cœur ». Et c’est donc à ce moment-là que l’amitié légendaire de ces bons hommes s’effrite complètement pour des histoires de cœur.

Gediz tombe éperdument amoureux de la belle fille qu’il rencontre sur un vol sans se rendre compte qu’elle n’est autre que l’ancien amour de son ami et aussi la mère de son enfant. Le choc qu’il éprouve ensuite en découvrant qu’elle est la Nare de Sancar, et donc un territoire interdit, est donc tout à fait compréhensible. Tout comme Sancar, qui dort devant la porte de la petite Melek lorsqu’elle est fâchée contre lui, Gediz s’est donné pour mission de veiller sur la mère et l’enfant.

Les antennes professionnelles de Müge tirent immédiatement la sonnette d’alarme, car elle voit bien que les soins attentionnés futiles de son frère pour rendre Nare heureuse risquent d’être mal interprétés. Cela va « mal finir », prévient-elle, mais à ce moment-là, Gediz est tellement captivé par cette beauté mystérieuse et vulnérable qu’il en oublie de prendre ses précautions et comme il fallait s’y attendre, il s’attire des ennuis. Restons toutefois partial envers Gediz étant donné les circonstances, et n’essayons pas de le blâmer puisque son code de conduite de gentleman ne lui permettra jamais d’abandonner Narê et son enfant au beau milieu de la nuit, surtout après que Sancar les ait expulsées à la suite de ses noces désastreuses. Les évènements qui s’ensuivent sont en grande partie dus à l’infatuation de Gediz.

Malgré ses fréquents voyages, nous ne l’entendons jamais faire allusion à des relations amoureuses sérieuses, et c’est pourquoi, lorsqu’il tombe amoureux de Nare, il est profondément épris d’elle. Il connaît très bien Sancar et aurait dû être plus prudent, sachant que son ami est un homme extrêmement intelligent, perspicace, et en mesure de « déchiffrer » les gens. C’est également difficile de lui mentir—comme Nare le découvre à plusieurs reprises à son grand désarroi—et si l’on ajoute à cela sa tendance à la jalousie obsessionnelle, il peut devenir violent.  Avant même que Gediz ne reconnaisse son infatuation pour Nare, Sancar murit déjà des doutes car Gediz lui offre amplement l’occasion de le mettre mal à l’aise.

Du coup, il menace Gediz à plusieurs reprises, allant même jusqu’à l’avertir « de ne pas lui enlever son amie », après la tentative de suicide avortée de Nare. Gediz n’est pas dupe, pourtant il ne distingue pas les avertissements de son ami, car il n’appartient pas au même monde que celui de Sancar. Le contraste entre une personne « civilisée » et une personne « simple » est un thème récurrent aussi bien dans le récit de Sancar et Nare que dans la relation de Sancar et Gediz. Sans même réaliser la possibilité d’une rupture entre les deux amis, Gediz se rapproche de plus en plus de Nare à tel point qu’il se soucie même de son confort personnel.  Sancar est furieux lorsque Gediz le prie « d’être gentil avec la fille », et qu’il offre à Nare de l’héberger inconditionnellement, ou encore quand il demande de lui parler au téléphone lorsque le couple se trouve au Monténégro.

Gediz également pense que c’est tout à fait normal s’il se retrouve à proximité de Nare, comme lorsqu’il lui rend visite dans sa chambre à l’improviste et qu’il semble apprécier sa compagnie quand il la taquine, la calme ou la fait rire afin qu’elle oublie ses soucis. En contraste, de telles affichages de familiarité font sonner l’alarme immédiatement chez Sancar.  Les deux hommes sont, en ce sens, complètement opposés l’un de l’autre. Bien sûr, ils partagent les mêmes qualités de bonté, d’attention, de générosité et de fidélité, mais leurs origines socioculturelles restent très différentes.

Dans la vie cosmopolite que Nare et Gediz ont menée, les hommes et les femmes se mélangent librement et deviennent souvent de très bons amis. Pour Sancar, la familiarité de Nare avec d’autres hommes, en particulier avec un homme comme Gediz qu’il sait avoir un penchant romantique pour elle, est un anathème absolu. La contradiction ici est évidente : Sancar ne s’oppose pas à ce que les femmes travaillent en tant que telles, puisqu’il emploie un grand nombre de femmes dans ses hôtels, son oliveraie et son port. Sa sœur Zehra, diplômée de l’université, possède d’excellentes compétences en finance et en économie et travaille à plein temps dans l’entreprise. Ce n’est que dans le cas de Nare qu’il s’interpose. Tout comme les tentatives de Mustafa Bulut pour empêcher Narin de devenir indépendante dans Bir Bulut Olsam, Sancar tente lui aussi de bloquer l’indépendance de Nare en l’empêchant de travailler au port avec Gediz, ce qui serait trop pénible pour lui d’accepter car il sait que Gediz est amoureux d’elle.  

Les deux séries (Bir Bulut Olsam et Sefirin Kizi) présentent toutes deux d’excellents scénarios : Mustafa, fidèle à sa nature, frappe le propriétaire de l’usine textile lorsque celui-ci refuse à sa demande de renvoyer Narin, tandis que Sancar est un peu plus civilisé puisqu’il menace simplement de retirer les installations fournies à l’hôtel où Nare est employée. Narin et Nare tiennent bon, et ce sont finalement les hommes qui sont contraints de capituler. A la grande consternation de Mustafa, Narin menace de vendre du pain et du sel au marché, tandis que Nare fait chanter Sancar en lui faisant croire qu’elle va disparaître avec sa fille !  

De son côté, Nare n’attache pas beaucoup d’importance à la présence fréquente de Gediz car elle le considère clairement comme un ami et un confident, ce qui ne convient pas à Sancar qui est rongé par la jalousie face à l’évidence de leur camaraderie croissante. Si cette situation imprévue suscite, comme il fallait s’y attendre, des sautes d’humeur, des accès de possessivité, ou des scènes de frustration et d’impuissance de la part de Sancar, elle affecte également Gediz de manière inattendue car il succombe lui aussi à l’envie et à la jalousie. Alors que les deux hommes se trouvent au milieu d’un dilemme sans précédent, nous sommes amenés à réaliser que la jalousie est une émotion masculine très commune et qu’elle n’est pas seulement la faiblesse de Sancar.

La preuve en est que Gediz confesse à Müge, choquée, qu’il souhaiterait que Melek soit sa fille plutôt que celle de Sancar, et qu’il souhaiterait être celui qui accompagne Nare au Monténégro pour sauver leur enfant ! Il ne peut y avoir d’aveu plus franc que celui-ci pour montrer à quel point il envie son meilleur ami ! A cet égard, on peut affirmer avec certitude que l’homme « civilisé » n’est pas vraiment différent de l’homme « simple » en ce qui concerne les instincts primitifs tels que la recherche de la compagne idéale !  

Les deux hommes réagissent en fonction de leur tempérament individuel : Sancar avec une colère intempestive non refoulée et Gediz avec un air d’apparente frivolité pour camoufler ses vrais sentiments. Il est vraiment regrettable que tout au long de sa vie, Sancar n’ait pu faire entièrement confiance qu’à deux personnes—en l’occurrence à sa bien-aimée et à son meilleur ami—et qu’il puisse penser à présent que les deux l’aient brutalement laissé tomber.

D’une part, il y a le plan lamentable et, en rétrospective, tragiquement conçu par Nare pour empêcher Sancar de tuer Akin, et d’autre part, il y a Gediz avec sa tirade intempestive quant à ses sentiments envers Nare. Dans ce contexte, on ne peut s’empêcher d’être un tant soit peu fâché contre Gediz pour son emportement. De tout leur entourage, Gediz est le mieux placé pour connaître son ami, et il aurait dû savoir que jamais Sancar allait pouvoir se contrôler quant à ses sentiments pour Nare. Cette erreur monumentale, perçue comme une « trahison » à l’endroit de Sancar, doit être payée très cher. « Eloigne-la de ma vue » avait imploré Sancar à Gediz un peu plus tôt car il ressentait la vue de Nare comme une lame enfoncée au plus profond de son cœur, et ce dernier, ému aux larmes par la douleur évidente de son ami, avait promis de faire exactement cela.

Malheureusement, Gediz trahit la confiance de Sancar lorsqu’il apprend la souffrance de Nare et se rétracte complètement de ses promesses. Non seulement il recrute Nare pour travailler au port, mais à son insu, il déverse également sur un Sancar déchaîné tous les sentiments qu’il ressent pour Nare.   Avec cet aveu, Gediz brise les préceptes non-gravés bien que clairement sous-entendus de l’amitié, de la fidélité et de la confiance en recourant à l’impardonnable : il se moque de la douleur de son frère par la confession de ses propres sentiments pour la bien-aimée de son ami !   

L’explosion de colère agit comme un éclair foudroyant dans un ciel orageux, alors que les amis d’autrefois se bagarrent sous une pluie battante et que Nare et Halise horrifiées assistent au spectacle en bordure du ring. Les huit années d’amitié et de partenariat qui étaient déjà au bord du gouffre depuis que Gediz avait réalisé ses sentiments pour Nare reçoivent le dernier coup de grâce. Engourdi par l’erreur catastrophique qu’il a commise, Gediz est complètement déstabilisé par le châtiment rapide et les représailles immédiates qui s’ensuivent.

Rompant tout contact avec l’homme qu’il a aimé comme un frère, Sancar brise immédiatement le partenariat, efface l’amitié et met fin à la saga des « meilleurs hommes ».

Traduit par Faryal et Roselyne

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Version Anglaise 👇

‘Sancar Efe – Of Love and Friendship
(Part-2) by Navid Shahzad

True male friendship can only be possible between good men who find in each other a kindred soul; just as true lovers do, since friendship between evil men carries the stigma of illegal and immoral benefits. We must believe that essentially Sancar and Gediz are both good men whose actions are stamped with clear signs of generosity, loyalty and trustworthiness with respect to their families and friends. Sancar for example, even holds up his marriage ceremony while waiting for his ‘best man’ (in more than one sense) to arrive and witness the nuptials.

Over a period of eight years, the two men have not only worked side by side in complete tandem with each other to develop an enviable camaraderie and a whole-hearted mutual respect; but also a   visible affection for each other. This is also paralleled by their intense affection for their sisters – in Sancar’s case, his youngest sibling Zehra is the apple of his eye as he dotes on her and vice versa. Müge, though older than Gediz is just as protective about her younger brother as Sancar is about his. Though both families are headed by matriarchs who are (ostensibly) the best of friends; it is the sibling relationship in each family that is truly heart warming initially until Yahya ‘s infantile rebellion against Sancar’s authority and Müge’s betrayal of Gediz’s trust upset the balance in each family. But it is not all gloom and doom as far as the Sancar/Gediz equation is concerned. That the two men have a great sense of humour, fun and mischief is evidenced by their playing ‘good cop – bad cop’ whenever the need arises as in Guven Celebi or Necdet’s case!

Similarly, and despite their recent falling out over Narê, they orchestrate a great performance at Kahraman Boz’s elaborate lunch for possible investors. Bandying words with each other, their smiling faces are a great cover up for their obvious dislike of Boz, as they enjoy seeing their long time enemy squirm in discomfiture. After making a truly dramatic entry at the rooftop of Boz’ marina, the friends create a perfectly delightful, impromptu script as one dictates terms in Turkish which the other translates into impeccable English to scare away any possible financial investors. But perhaps for proof of their strongest faith in each other, we need look no further than at the past theft they have committed which implies that there are no secrets between them. The only exception being the single deep personal sorrow that Sancar refuses to talk about, which Gediz can only describe as ‘a silent knife in the heart.’  And this is where the legendary best men fall apart i.e. in matters of the heart.

Gediz falls head over heels in love with the beautiful girl he meets on a flight without realizing that she is none other than his friend’s former love and also the mother of his child. His subsequent shock at discovering that she is Sancar’s Narê and therefore forbidden territory, is therefore, completely understandable. In an exact parallel to Sancar sleeping outside little Melek’s door when she is upset with him; Gediz takes upon himself the self appointed task of guardian of both mother and child.

Müge’s professional antennas immediately raise an alarm as she can see her brother’s unnecessary attention towards making Narê happy, is likely to be misunderstood. This will ‘end badly,’ she warns him, but at that moment in time, Gediz is so smitten with the mysterious vulnerable beauty that he throws caution to the wings and predictably lands himself in trouble. To give him the benefit of the doubt, given the circumstances one cannot really fault Gediz since his code of gentlemanly behavior will not allow him to abandon Narê and her child in the middle of nowhere at night, particularly after Sancar evicts both of them after his disastrous marriage fiasco. What happens next is largely due to Gediz’s runaway heart dictating his actions.

Despite his frequent travels, we never hear of any serious romantic inclinations on Gediz’s part, which is why when he falls for Narê, he falls hard. Knowing Sancar as well as he does, he should have paid attention to the fact that Sancar is an extremely intelligent, astute man who can ‘read’ people well. He is also a difficult person to lie to, as Narê discovers on several occasions much to her chagrin; with a tendency to be obsessively jealous which makes for an explosive combination. Even before Gediz himself accepts that he is in love with Narê, Sancar suspects as much, since Gediz has given him ample opportunities to feel uneasy.

Consequently, he fires a number of warning shots at Gediz going to the extent of warning him ‘not to take his friend away from him’, after Narê’s aborted suicide attempt. Gediz himself is no fool either, but fails to recognize the danger signals emitted by his friend as he belongs to a world that is alien to Sancar. The contrast between a ‘civilized’ and a ‘simple’ person is a constant theme that is played upon with respect to the Sancar/Narê narrative as well as the Sancar/Gediz relationship. Regardless of the possibility of a rupture in the friends’ relationship, Gediz continues to become increasingly familiar with Narê almost to the point of taking control over her creature comforts. Much to Sancar’s ire, he urges his friend to ‘treat the girl nicely’, offers her his unconditional hospitality, and asks to speak to her on the phone when the couple is in Montenegro!

He also thinks nothing of being in close proximity to Narê, visiting her in her bedroom, dropping in unexpectedly and obviously enjoying her company as he teases, calms and makes her laugh to forget her troubles, whereas such inordinate familiarity rings alarm bells immediately with Sancar. The two men are, in this sense complete opposites of each other. Of course they share the qualities of kindness, caring, generosity and loyalty but their socio-cultural backgrounds are very dissimilar. 

In the cosmopolitan lives that Nare and Gediz have led, men and women mix freely and often become very good friends. For Sancar, Narê’s familiarity with other men, particularly a man that he knows is romantically inclined towards her (as Gediz is) is absolute anathema. That there is an obvious contradiction here is patently clear: Sancar does not object to women working per se since he employs a large number of women at his hotels, olive grove and the port. His sister Zehra is a university graduate with excellent skills in finance and economics and works full time at the company. It is only in Narê’s case that he puts his foot down. Very similar to Mustafa Bulut’s attempts at keeping Narin from becoming independent in Bir Bulut Olsam, Sancar also attempts to block Narê’s independence by preventing her from working with Gediz at the port which is too painful for him to cope with since he knows Gediz is in love with her.

Both series (Bir Bulut Olsam and Sefirin Kizi) present similar, delightful scenarios as Mustafa, true to his nature beats up the textile plant owner when he refuses to fire Narin at his request; while Sancar is a little more civilized as he merely threatens to withdraw facilities provided to the hotel that Narê is employed at. Narin and Narê stand firm, and eventually it is the men who are forced to capitulate. Much to Mustafa’s horror, Narin threatens to sell bread and salt in the market while Narê blackmails Sancar into believing that she will disappear with his daughter!

On her part, Narê attaches no great importance to Gediz’s frequent presence since she clearly sees him as a friend and confidante, though this does not sit well with Sancar who is consumed with jealousy at their obvious growing camaraderie. While this unforeseen situation gives rise to strong emotions of anger, possessiveness, frustration and helplessness on Sancar’s part as expected; it also affects Gediz in an unexpected manner as he too succumbs to envy and jealousy. As both men find themselves in the midst of an unprecedented dilemma, we are made to realize that jealousy is very much a common male emotion and is not just Sancar’s weakness.

The proof lies in the fact that Gediz confesses to a shocked Müge that he wishes Melek was his daughter rather than Sancar’s; and that he wishes he was the one accompanying Narê to Montenegro to rescue their child! There cannot be a franker admission evidencing how much he envies his best friend than this! In this respect, we can safely assert that the ‘civilized’ man is no different from the ‘simple’ one when it comes to primeval instincts such as finding the perfect mate!

Both men react according to their individual temperaments: Sancar with unrepressed explosive anger and Gediz with an air of apparent frivolity to camouflage his true feelings.  It is truly unfortunate that in his entire life, Sancar has trusted only two people completely – his beloved and his best friend, and ( in his view)both have let him down brutally.

Narê with her poorly and (in retrospect) tragically thought out plan to prevent him from killing Akin, and Gediz with his untimely outburst about his feelings for Narê. In this context, we cannot help but be a trifle upset with Gediz for his outburst. Of all people, Gediz knows Sancar best and he should have known better than to overestimate his control over his own feelings. This appalling   error, perceived as ‘betrayal’ in Sancar’s book must be paid for heavily. ‘Send her away’, Sancar had begged Gediz earlier as even the sight of Narê was like a knife in the heart; and the latter, moved to tears by the obvious pain his friend was in, promised to do just that.

Sadly, Gediz betrays Sancar’s confidence when he learns of Narê’s trauma and completely retracts from his promises. Not only does he employ Narê at the port; but also unknown to her, blurts out his feelings to an enraged Sancar. With this confession, Gediz breaks the unwritten but clearly understood rules of friendship, loyalty and trust as he resorts to the unforgivable: scoffing at his brother’s pain while confessing his own feelings for his friend’s beloved! 

The outburst acts like a bolt of lightning under a thundering sky as the erstwhile friends slug it out in heavy rain while a horrified Narê and Halise watch from the ringside. The eight year friendship and partnership which had been teetering on the edge ever since Gediz realized his feelings for Narê receives a death blow. Numbed by the catastrophic mistake he has made, Gediz  is caught completely off balance by the swift retribution and immediate retaliation that follows.

Severing all contacts with the man he has loved like a brother, Sancar predictably breaks the partnership, wipes out the friendship and ends the saga of the ‘best men.’

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