5. Eternel – « Ölene Kadar »

5. Eternel – « Ölene Kadar »

Ender est au téléphone avec Yilmaz. Il lui dit que si la police ne les avait pas appelés, il n’aurait pas su que Dağhan s’était introduit dans la salle des archives de la police, pour essayer de trouver des documents secrets liés à son emprisonnement, et avait été arrêté. Il reproche à Yilmaz de n’avoir pas suivi Dağhan afin de connaître tous ses faits et gestes. Mais il a parlé avec la police et ils vont le relâcher et clôturer son cas. A partir de maintenant, il exige qu’Yilmaz soit l’ombre de Dağhan. Il lui dit aussi de se méfier de cette jeune avocate qui n’est pas aussi innocente qu’on pourrait le croire.

Fahri Baysal, le chauffeur d’Ender, a entendu toute la conversation.

Dağhan est libéré. Selvi lui dit que le chef de police a été assez intelligent de le laisser partir afin de protéger son intégrité. Elle aurait bien voulu voir sa tête quand on lui a ordonné de relâcher Dağhan et celui-ci n’a dorénavant plus à s’inquiéter d’être harassé.

Pourtant Dağhan est têtu et il refuse d’abandonner ses recherches pour trouver le faux témoin. Il s’adoucit un peu quand Selvi essaie de le convaincre de ne rien faire, afin d’épargner sa famille déjà tellement éprouvée.

Pour lui prouver ses dires, elle l’entraîne à l’université d’Ayse. Là-bas, Dağhan, qui croit toujours que sa sœur est étudiante, la voit en train de servir à la cafétaria. Il apprend de Selvi qu’elle n’a jamais pu passer les examens d’entrée à l’université, son père étant tombé malade le jour avant. Cela fait deux années qu’elle sert à la cantine. Sa mère aussi a dû se mettre à travailler. Il le fallait bien pour subvenir aux besoins de la famille. Dağhan est sidéré par ce qu’il vient d’apprendre. Selvi lui dit que sa famille a besoin de lui, il doit se reprendre pour le bien-être de chacun d’entre eux.

Beril rentre à la maison. Elle a une petite faim, prend des fruits dans le frigidaire et se dirige vers le salon. Ender est là et veut se rapprocher d’elle, mais elle le repousse.

Selvi est dans une boîte de nuit avec l’ensemble de ses collègues. Ce n’est pas son endroit favori et le jeune avocat qui la courtise le lui fait remarquer. Il pense aussi qu’elle s’intéresse un peu trop à la personne pour laquelle elle vient de gagner un procès. Selon lui, elle n’est pas entièrement dans les limites du professionnalisme avec son client. Elle conteste catégoriquement. Dağhan est son client, rien d’autre.

Dağhan épluche les petites annonces du journal pour trouver un emploi.

Il a rendez-vous avec Mme Neval pour un poste éventuel au service du personnel. Ali, un de ses camarades à la faculté de médecine, le reconnaît et vient le saluer. Il cause un moment, puis on l’appelle pour son entretien.

Mme Neval veut savoir s’il a reçu son diplôme de la faculté de médecine. Non, et il l’a mentionné dans la demande d’emploi. Elle trouve qu’il est surqualifié pour le poste. Pourquoi est-il intéressé ? A présent, il n’est pas en mesure de choisir, il doit tout simplement travailler. Il n’a pas rempli la section « Expérience » et elle veut savoir ce qu’il a fait entre 2005 et maintenant. « J’étais en prison » dit-il. Elle le fixe bizarrement pendant quelques secondes, puis écrit sa recommandation. Il n’aura certainement pas le poste.

Dağhan revient chez lui. Dans la rue, les voisins du quartier le regardent avec méfiance, et la sœur d’un petit garçon lui dit même de ne pas s’approcher de lui car c’est un criminel.

Osman, l’ouvrier de Mehmet au chantier de la marine, l’attend devant la porte d’immeuble. Il lui dit de venir voir son ami policier car il est inquiet et il veut savoir ce qui s’est passé.

Dans son bureau, Mehmet dit à Dağhan qu’il a eu de la chance de s’en sortir et lui conseille d’arrêter de perdre son temps. Tout ça ne l’amènera à rien et il devrait plutôt oublier. Dağhan dit que même s’il voulait abandonner, le passé continuerait toujours à le poursuivre. Bien qu’il ait été innocenté, rien n’a changé. A chacun de ses pas, on lui rappelle son passé. Mehmet sait qu’il a été calomnié et qu’il devra en porter le poids jusqu’à la fin de ses jours. Il devra s’y habituer. En fait, « il n’y a aucune différence entre la vie en prison et celle en dehors » fait remarquer tristement Dağhan.

Dağhan voudrait lui demander une dernière faveur. Il lui parle des difficultés financières de sa famille, il doit travailler pour les aider. Il refuse l’argent que lui propose Mehmet, il veut juste un travail. Mehmet lui dit qu’il n’est pas fait pour travail sur le chantier. C’est un docteur qualifié et il n’y a pas de position à son niveau. Peu importe dit Dağhan, pourvu qu’il trouve quelque chose. Il lui propose un poste de vigil qu’il accepte.

Pendant qu’il fait ses bagages à l’appartement, sa mère se met en colère. Elle ne veut pas qu’il se rabaisse à faire ce travail de gardien qui n’est pas pour lui. C’est un homme instruit, intelligent et il peut faire autre chose. Il n’a rien à faire avec des repris de justice. Mais Dağhan réagit et dit à sa mère qu’elle doit s’y résoudre, il n’est plus le Dağhan qu’elle a connu. C’est un repris de justice, comme eux, et il devra porter ce fardeau jusqu’à sa mort. Sa mère l’implore de ne pas partir. Alors, il se retourne et avoue à sa mère qu’il sait tout, que son père fait semblant d’aller travailler et il passe ses matinées à boire des cafés dehors pour tuer le temps, qu’Ayse travaille plutôt que n’étudie à l’université, et même elle, qui s’occupe d’une voisine malade. Comment vont-ils pouvoir s’en sortir ainsi ? Tous ces mensonges le mettent mal à l’aise et il préfère s’en aller.

Dağhan arpente les rues d’un pas décidé le sac à la main. Il sent que quelqu’un le suit mais quand il se retourne, il n’y a personne. Pourtant il a raison il est suivi par Yilmaz qui obéit à Ender. Et si l’on prête attention, on peut apercevoir qu’Yilmaz est aussi suivi par Fahri Baysal, le chauffeur d’Ender.

Selvi tourne en rond cez sa tante. Dağhan ne l’a pas appelé comme promis et elle se demande comment s’est déroulé l’entretien à l’hôpital. Sa tante voit bien qu’elle a le béguin pour Dağhan. Elle la taquine avec humour, mais Selvi nie. Elles finissent toutes les deux par pouffer de rire.

Le téléphone sonne, c’est la mère de Dağhan qui l’appelle pour lui explique que son fils a déménagé sur le chantier de la marine pour prendre un poste de gardien. Selvi décide d’aller à sa rencontre afin de le dissuader de se marginaliser en acceptant un emploi qui n’est pas fait pour lui. Yilmaz, qui a suivi Dağhan jusqu’au port, voit Selvi arriver. Elle va directement au bungalow où se trouve Dağhan. Elle entre, regarde autour d’elle et lui dit : « Vous comptez rester là ? », à la suite de quoi il répond : « C’est une suite royale comparé à ce que j’ai connu en prison. » Il pense qu’elle a été envoyée par sa mère pour le convaincre de revenir à la maison.

En fait, elle lui apporte des formulaires à remplir pour reprendre ses études. Elle s’est renseignée et, son cas étant exceptionnel, ils ont fait une exception. Il pourra reprendre exactement là où il avait abandonné. Dans sept ou huit mois, tout devrait devenir plus simple. Elle lui dit de lire le tout pendant qu’elle prépare elle-même du thé puisqu’il ne lui a rien offert. Il lui demande pourquoi elle fait tout ça pour lui.

S’étant arrêtée quelques secondes pour l’écouter, les deux verres de thé brûlant lui échappent des mains et se fracassent en mille pièces au sol. Dağhan lui demande si elle s’est brûlée. Elle est fâchée contre elle-même pour avoir cassé les seuls deux verres à thé et se baisse pour ramasser les morceaux, mais se coupe dans sa précipitation.

Dağhan lui dit de s’asseoir, il va soigner et bander la blessure car elle saigne. Leurs deux visages se regardent tout en se rapprochant doucement. Ils sont soudainement fortement attirés l’un vers l’autre, et sont près de céder à la tentation qui les brûle mutuellement quand Dağhan se reprend et lui dit qu’elle ferait mieux de partir. Yilmaz qui espionnait Dağhan voit sa sœur partir, il s’en va aussi.

Ender se réveille, Beril n’est pas près de lui et il se demande où elle est.

Entre temps, Beril s’est rendue chez les parents de Dağhan. Ayse lui ouvre la porte. Beril la trouve grandie. Ayse lui répond qu’onze années ne sont pas rien. Beril veut parler à Dağhan et demande où elle peut le trouver car elle a quelque chose d’important à lui dire.

De retour au Bungalow, Dağhan remplit et signe la demande de reprise des études. Il est prêt à sortir quand un papier tombe par terre en ouvrant la porte. Le message écrit à la machine dit : « Si vous voulez savoir qui est le faux témoin, venez à cet endroit – Cimetière de Topkapi Camlik ». Il met le papier à la poubelle et referme la porte de son bungalow. Dehors, il rencontre Beril à qui il n’a pas parlé depuis de longues années. Elle lui présente ses excuses et se jette dans ses bras.  Dağhan restent les bras ballants. Il ne bronche pas. Elle le prie de dire quelque chose, de lui crier dessus s’il le faut. Il lui répète qu’elle ne l’a pas cru mais plutôt qu’elle a préféré croire en quelqu’un d’autre qu’elle ne connaissait même pas. Elle s’excuse de nouveau. Justement, elle a cru en quelqu’un qu’elle ne connaissait pas. Pourquoi une enfant innocente, qui ne connaissait ni Dağhan, ni elle, ni son père mentirait ? Dağhan est surpris d’apprendre que le témoin était une enfant. Il retourne chercher le papier dans la poubelle et part en catastrophe, ignorant les appels répétés de Beril.

Au cimetière, Selvi dépose un bouquet de fleurs sur la tombe de Vildan Saner décédée en 2006. Son frère Yilmaz arrive peu de temps après. Selvi est surprise. Il lui demande ce qu’elle faisait la nuit dernière chez Dağhan. C’est alors qu’elle réalise que son frère est en train de filer Dağhan, et non elle, et elle lui demande pourquoi. Qu’est-ce qu’il lui veut ? Dağhan apparaît soudainement derrière eux et il appelle Selvi.

Dans un restaurant, Yilmaz explique à Dağhan que l’avocate assise avec eux à la table était venue le voir le matin même pour rencontrer sa sœur. Quand il lui a dit qu’elle était morte, elle a voulu s’en assurer et il l’a emmenée au cimetière. Il dit, en effet, que ça fait 11 ans que sa sœur est décédée. Dağhan lui présente ses condoléances.

Yilmaz veut savoir pourquoi Dağhan cherche sa sœur. Celui-ci lui demande s’il sait bien qui il est. Yilmaz répond en disant : « J’imagine que vous devez être le client de mademoiselle. Vous êtes resté enfermé pendant toutes ces années, et pour rien. » A cet instant, Dağhan lui demande s’il est conscient de la raison pour laquelle il est resté enfermé si longtemps. « C’est à cause de toutes ces fausses preuves, et aussi à cause du faux témoignage de votre sœur », dit-il.

A ces mots, Yilmaz n’est pas d’accord. Sa sœur n’a jamais témoigné. Pourtant Dağhan lui explique qu’il a bien appris que le témoin qui l’aurait vu tirer sur Sezai Karali était une enfant du nom de Vildan Saner. Yilmaz n’en croit pas un mot.

Dağhan demande donc des explications à Selvi qui, pendant tout cet échange, se grattait le cou nerveusement. Selon elle, une personne voulant rester dans l’anonymat aurait appelé pour révéler l’identité du témoin. Ne pouvant être sûre de sa fiabilité, Selvi s’est mise en contact avec Yilmaz. Là encore, Yimaz refuse de croire à tout ça, il dit qu’il est victime d’un acte de pure calomnie. C’est trop facile, selon lui, d’accuser une enfant innocente qui ne peut même plus se défendre. C’est une honte, un péché…

Dağhan est toujours à se demander pourquoi on accuse sa sœur et non quelqu’un d’autre. Yimaz n’en a aucune idée. Il suggère à Dağhan d’aller chercher celui qui a monté toute cette histoire rocambolesque et de l’amener ici pour qu’il s’explique. Selvi intervient disant qu’ils n’insinuent rien, mais qu’ils aimeraient juste vérifier ce qu’ils ont entendu. Dağhan insiste pour avoir des réponses à ses questions, mais Yilmaz lui dit qu’il fait fausse route, il ne peut pas l’aider. A l’époque du crime, sa sœur était dans le coma à l’hôpital et elle est morte une semaine plus tard.

Ender fait des reproches à son chauffeur. Sa femme s’est éclipsée furtivement tôt le matin sans se faire remarquer de Fahri qui était assoupi et n’a rien entendu. Fahri ronchonne entre ses dents qu’Ender est incapable de contrôler sa femme et il a l’audace de l’accuser pour cet incident. Heureusement qu’Ender ne comprend pas. Entre temps, Beril revient en voiture. Elle n’est pas d’humeur à parler à son mari, mais dans son insistance, elle lui avoue qu’elle est allée voir Dağhan, puis elle monte dans sa chambre.

Dağhan quitte le restaurant hors de lui. Selvi essaie de le rattraper en l’appelant. Elle comprend qu’il soit en colère car ils ne lui ont rien dit. Il lui reproche de lui cacher des choses. Selvi, pense n’avoir rien fait de mal. Elle voulait juste le rencontrer et essayer de comprendre la situation.  Il lui demande : « C’était quoi le plan après l’avoir compris ? » Selvi ne répond pas. Puis elle explique que s’il l’avait su plus tôt, tout le monde aurait été en danger. Elle veut savoir comment il l’a su mais Dağhan insiste pour le savoir d’elle en premier. Il sait qu’elle ment lorsqu’il lui demande de faire une description audio de l’appel qu’elle a reçu et qu’elle ne répond pas. Personne ne l’a appelée, évidemment.

Il sort le papier de sa poche et lui montre le message anonyme qu’il a reçu le matin même.  Il pense que c’est aussi comme ça qu’elle a été avertie. En lisant la note, Selvi tombe des nues. Elle lui demande qui lui a remis ce papier et l’informe qu’il n’est pas valide devant la loi car il n’est pas signé. Dağhan a des doutes envers Yilmaz car, n’ayant pas une seule fois demandé à quelle époque le meurtre avait eu lieu, il a quand même su dire que sa sœur était morte une semaine après l’incident, ce qui veut dire qu’il a quelque chose à voir dans tout ça. Selvi propose de faire des recherches sur l’identité, l’histoire d’Yilmaz, mais Dağhan l’arrête tout de suite, il va s’en occuper. Puis il la plante là.

Du restaurant, Yilmaz a tout vu, et il appelle sa sœur au téléphone. Ils doivent parler.

Dans le salon des Yoranel, le couple se dispute. Ender reproche à sa femme d’être allée voir Dağhan et exige des excuses. Il lui dit que Dağhan n’est rien du tout et que lui seul a toujours été à ses côtés pour faire face aux dures épreuves. Beril lui rappelle que Dağhan ne pouvait rien faire, malheureusement, car il était en train de purger une peine pour un crime qu’il n’avait pas commis. Elle regrette amèrement de ne pas l’avoir cru et de l’avoir quitté. Ender lui rappelle que si elle l’avait aimé, elle aurait agi tout autrement. En fait, il pense qu’elle ne l’a jamais aimé et son amour pour Dağhan était juste une façon de se révolter contre son père.

Beril s’apprête à lui répondre lorsque Sahika, la sœur d’Ender fait son apparition. Elle a tout entendu et leur recommande d’avoir ce genre de conversation dans leur chambre pour ne pas que le personnel se mette à jaser sur leur dos.  Elle est arrivée ce matin et voulait les surprendre mais le regrette à présent et leur reproche de lui avoir gâché son humeur. Elle sait que l’oncle Sezai n’a pas été tué par Dağhan. Elle ne l’a jamais cru d’ailleurs.

Dağhan arrive au poste de police. Il entre brusquement dans le bureau du commissaire, Ridvan Ertuğrul, sans frapper. Il est venu pour lui annoncer que malgré ses efforts pour faire disparaître des documents concernant le crime de Sezai Karali, il a quand même pu découvrir qui était le témoin.

Remerciements : Roselyne, Faryal

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