8. Eternel – « Ölene Kadar » – Récurrence

8. Eternel – « Ölene Kadar » – Récurrence

Dağhan, gisant au sol, est en plein cauchemar et se voit de nouveau incarcéré à la prison alors qu’il crie son innocence et supplie qu’on vienne le délivrer car il a été acquitté. Il saigne de la tête. Selvi est là, absolument terrifiée qu’il puisse être gravement blessé. Enfin, il se réveille lentement et Selvi le rassure. Il est un peu surpris de la voir et essaye de se lever, bien qu’avec difficulté. Elle lui demande de ne pas trop bouger, mais il se relève quand même. En fait, Il n’a pas été touché. Il s’avère qu’il portait un gilet pare-balles.

Dehors, la voiture des malfaiteurs vient tout juste de démarrer et nous découvrons que Fahri est l’homme à la cagoule. Dağhan leur tire dessus et Fahri, ahuri de voir que Dağhan n’a pas succombé, se penche à la vitre pour riposter. Yilmaz se retourne et, voyant soudain que sa sœur est avec Dağhan, il ordonne à son ami d’arrêter de tirer. Mais Fahri a eu le temps de blesser Dağhan au bras. Il ne comprend pas pourquoi Yilmaz l’a retenu, il aurait pu le tuer si facilement. Il n’en a que faire qu’une fille se soit retrouvée dans le champ de tir. A cet instant, nous comprenons que Fahri ne sait pas encore que Selvi est la sœur de son ami. En fait, Il veut retourner à l’entrepôt et les tuer tous les deux mais Yilmaz refuse catégoriquement car l’intention n’était pas de tuer Dağhan mais de lui donner une bonne leçon.

Selvi et Dağhan retourne dans l’entrepôt. Elle lui fait un garrot hâtivement avec son foulard. Il faut qu’elle serre bien fort surtout, lui recommande Dağhan. Elle s’inquiète pour lui, il saigne trop et est tout pale. « Mais non » lui dit Dağhan, « ne vous en faites pas, ce n’est qu’une égratignure. » Aucun organe vital n’a été touché. Il ne veut pas aller à l’hôpital car ce serait trop difficile d’expliquer tout ça. Il veut aller chez lui où il saura se soigner tout seul. En sortant, il découvre le téléphone d’Yilmaz, une vraie aubaine pour lui.

Au même instant dans l’automobile, Yilmaz s’aperçoit qu’il a perdu son téléphone dans l’entrepôt, sans doute pendant la bagarre. Mais il n’ose pas y retourner.

Selvi interroge Dağhan : « Que faisiez-vous ici avec Yilmaz ? Vous ne comptiez pas me le dire ? » Il lui retourne la question : « Comment m’avez-vous retrouvé ? » Elle répète qu’elle aussi, elle a ses méthodes de filature. Il l’attrape par le bras. C’est évident qu’elle ment et il veut la vérité. Qu’est-ce qu’elle lui cache ? Ils se regardent longuement dans les yeux. Il essaye d’y lire quelque chose, mais Selvi ne lui répond pas. Elle lui demande les clés de la voiture. Elle va conduire car il n’est pas en état de le faire.

Fahri appelle son patron. Il dit que c’est urgent et passe l’appel à Yilmaz. Celui-ci annonce à Ender qu’il a perdu son téléphone lors de l’altercation avec Dağhan. Il dit que les choses ont dégénéré car ils lui ont tiré dessus, mais il n’est pas mort. Ils sont en route et ne sont pas sûrs de ce qu’ils doivent faire maintenant. Ender leur dit de venir les rejoindre à sa maison de campagne. Il veut les voir.

Selvi et Dağhan sont dans le bungalow. Elle est toute proche de lui et il la regarde. Elle n’arrive pas à dénouer le foulard de son bras.  Il lui dit de le couper et qu’il lui en devra un. Puis il lui demande de se retourner. En enlevant sa veste et sa chemise, il l’interroge sur ce qu’elle faisait là-bas. Elle lui dit qu’elle mène sa propre enquête et qu’en fait, oui, il a raison. C’est certain qu’Yilmaz cache quelque chose. Dağhan lui dit : « Vous êtes une femme étrange. » Elle lui demande si c’est une bonne ou une mauvaise chose. Il ne sait pas, c’est à voir. A son tour, Selvi veut savoir dans tous les détails ce qui s’est passé pour en arriver à l’échauffourée dans l’entrepôt.

Ender fait des remontrances à Yilmaz pour avoir agi sans être venu le voir au préalable. Ils les traite d’abrutis lui et Fahri. Selon lui, c’est de leur faute si les choses en sont là. Yilmaz décide de ne pas mâcher ses mots devant une telle arrogance. Pourquoi Ender n’essaierait-il pas de traquer l’inconnu lui-même. C’est toujours aux mêmes de faire le sale boulot. Pour lui, « dire et faire » sont deux choses différentes.  Ender n’apprécie pas la remarque et, se tournant vers Fahri, il dit : « Tu aurais dû laisser Dağhan tuer ce mec, mon pote ». Et Yilmaz de riposter : « Pour que tu puisses te débarrasser de ton complice, n’est-ce pas ? Et tout ça, sans même lever le petit doigt, comme d’habitude. » Non, Yilmaz n’est ni le complice, ni l’associé d’Ender. Pour lui, ce n’est qu’un simple employé. Qu’il ne l’oublie pas et qu’il sache sa place ! Là encore, Yilmaz s’approche et, le regardant droit dans les yeux, il dit que même si Fahri n’avait pas été là, il ne l’aurait pas tué car la personne qu’il recherche ce n’est pas lui, c’est Ender lui-même. Yilmaz n’a qu’un mot à dire à Dağhan et il aura la vie sauve. Qu’Ender ne l’oublie jamais ! « Est-ce une menace ? » l’interroge Ender en se rapprochant lentement d’Yilmaz et en l’agrippant par le cou vers le feu de la cheminée. « Ne me manque plus jamais de respect, sinon je vais te massacrer. Tu as compris ? » L’emprise se resserre au point qu’Yilmaz commence à étouffer. Fahri vient à la rescousse pour empêcher Ender de tuer Yilmaz.

Dağhan et Selvi discutent dans le bungalow. Il a pensé que si Yilmaz était vraiment le frère du témoin, il viendrait. Et, c’est ce qu’il a fait. Mais Yilmaz n’a pas avoué que sa sœur avait fait un faux témoignage car il doit protéger quelqu’un, selon lui. Il pense que le téléphone qu’il a trouvé dans l’entrepôt peut leur être utile. Selvi se propose de faire vérifier ce qu’il contient et prend le téléphone des mains de Dağhan. Mais celui-ci ne lui fait pas confiance et il le lui reprend.

Ender ne sait pas comment rattraper les bêtises de ses hommes de main. Il décide pour le moment qu’ils devront rester dans la maison de campagne, en attendant ses instructions. Fahri, par mégarde, révèle qu’il y avait plusieurs personnes dans l’entrepôt. Il parle d’une fille qui était là. Ender voudrait savoir si c’était cette avocate. « Non, ce n’était pas elle » dit Yilmaz. Fahri regarde Yilmaz bizarrement quand il affirme que ce n’était pas l’avocate et qu’elle n’avait rien vu. Ender dit à Yilmaz qu’il est pris au piège car Dağhan ne s’arrêtera pas là. De plus, le procureur l’a convoqué, et dans quelques jours, la police sera à ses trousses. Qu’il ne le pousse pas à bout !

Un fois Ender parti, Fahri demande à Yilmaz pourquoi il a menti. Il lui fait savoir qu’il ne sait pas vraiment à qui il a affaire avec Ender. Fahri ne confronte pas son patron car selon lui : « ce n’est vraiment pas un homme ordinaire. On peut dire que c’est le diable en personne. Et ceux qui doivent se méfier le plus du diable sont ceux qui travaillent pour lui. »  Yilmaz doit donc se calmer s’il ne veut pas se faire descendre.

Dans le bungalow, Dağhan a des doutes sur Selvi. Il ne lui donne pas le téléphone car il n’est pas sûr qu’elle lui révèlera toutes les informations trouvées. Elle lui a déjà caché le faux témoignage, la découverte d’Yilmaz, et peut-être beaucoup d’autres choses encore. Elle dit qu’elle a fait tout ça pour le protéger, mais il lui répond qu’il n’a pas besoin de sa protection. Il est reconnaissant de ce qu’elle a fait pour lui jusqu’à maintenant, mais son devoir est terminé. Il lui dit : « Je ne suis rien pour vous » mais elle n’est pas d’accord : « Vous êtes mon client ». Il la corrige : « J’étais votre client ». Elle lui rappelle que l’affaire des dommages et intérêts n’est toujours pas clôturée. Bon, il est d’accord pour continuer à être son client jusqu’à ce que tout soit réglé, mais après tout sera fini. Ils se mettent d’accord et se regardent une nouvelle fois intensément dans les yeux, lorsque le téléphone sonne.

C’est le père de Dağhan. Il l’appelle en cachette de sa femme pour lui dire combien elle est malheureuse. Il aimerait que Dağhan fasse le premier pas et vienne s’excuser auprès de sa mère qui l’aime tellement malgré tout ce qu’elle a pu dire. Dağhan promet de venir et souhaite bonne nuit à son père.

Dağhan fait tout ça pour sa famille, pour obtenir justice. Il veut faire payer tous les gens qui lui ont fait subir toutes ces misères et ainsi la vérité éclatera.  Il se fâche contre Selvi lorsqu’elle dit : « Et si tout laisser tomber était la meilleure chose à faire ? » Que croit-elle savoir pour lui parler ainsi ? Qu’a-t-elle vécu pour lui donner des conseils et lui dire de laisser tomber ? Elle lui confie que sa vie n’a pas toujours été rose non plus. Il veut en savoir plus sur elle, mais elle ne veut pas en parler. Il lui rappelle qu’un jour elle a dit savoir tout sur sa vie à lui alors qu’il ne sait absolument rien d’elle. Il lui demande encore : « Qu’attendez-vous de la vie ? Quel est votre plus grand rêve ? » Elle répond : « Vous », voulant exprimer qu’elle a pu gagner ce procès difficile au début de sa carrière. Elle lui dit qu’il est enfin libre, qu’il peut jouir du soutient de sa famille, et que justice a été faite. Dağhan n’est pas d’accord, rien de ce qu’elle a dit n’est arrivé. Le jour où tous ceux qui l’ont piégé auront ce qu’ils méritent, là il sera libre. En attendant, il se battra de toutes ses forces pour arriver à cela. Qu’elle ne lui demande plus JAMAIS d’abandonner !

Selvi veut partir et prend son manteau. Dağhan pose sa main sur celle de Selvi, restée sur la poignée de la porte. « Restez, je ne vous en veux pas, je ne voulais pas vous offenser. Je m’excuse. » dit-il. Selvi s’est mise à pleurer. « Je ne suis qu’un imbécile, j’ai fait pleurer cette belle jeune-fille » et, tendrement, Dağhan lui essuie une larme sur la joue. Elle lui pardonne et il lui sourit.

Sahika vient retrouver Beril qui était assise dans le noir dans le bureau de son père. Elle lui reproche de passer tout son temps là. Elle propose à Beril de l’aider à trouver ce qu’elle cherche. Celle-ci lui avoue qu’en effet elle a trouvé quelque chose, mais ce n’est pas important et elle lui dira plus tard. Elle quitte le bureau.

Ridvan Ertuğrul, le commissaire de police, rend des comptes sur Dağhan à Ender, à la suite de l’altercation à l’entrepôt. Il rapporte que Dağhan n’a pas porté plainte car il sait ce qu’il fait. Pourtant, s’il fait la moindre erreur, il sera sur son dos. Ender demande au policier s’il sait qui est responsable de toute cette pagaille causée par l’auteur du message anonyme. Il avoue qu’au début il croyait que Ridvan était derrière tout ça. Celui-ci n’apprécie pas du tout car il n’a rien à voir avec ça. « Je ne mords pas la main qui me nourrit » dit-il. Ender, qui a perdu confiance en Ridvan, veut lui donner une nouvelle chance : « Trouve-moi l’auteur de cette lettre, et je te ferai confiance », auquel répond le policier : « Je trouverais, pas pour regagner votre confiance, mais pour vous faire honte d’avoir pensé ça de moi ! »

Au Bungalow, Dağhan s’est endormi pendant que le feu crépite dans le poêle. Selvi s’approche de lui et le recouvre, puis se tourne vers le miroir en disant « Réveille-toi Selvi. Ne sois pas bête. » Il bouge dans son sommeil et elle lui caresse le visage. Il est en plein rêve. Il voit Beril venir à lui à la prison avec un bébé qui gazouille dans les bras. Il se lève, le sourire aux lèvres et prononce son nom. Beril lui retourne son sourire puis fait demi-tour et s’en va. La porte de prison se referme sur Dağhan. Son cri « Beril » traverse les ondes du rêve et parvient jusque dans la réalité. Selvi est agacée : « Imbécile ! Il pense encore à elle ! » dit-elle, puis elle prend son sac et s’en va.

Beril est sur le point d’appeler Dağhan quand subitement Ender entre dans la chambre. Elle lui dit qu’elle allait justement l’appeler, mais il lui répond que ce n’était pas la peine de l’attendre car il avait des affaires à régler.

Selvi rentre chez sa tante, toute triste. Sa tante lui demande d’où elle vient et elle lui dit de chez Dağhan. Elle voit bien que ça ne va pas et veut savoir ce qui s’est passé. Selvi se met à pleurer. Tante Zakire se méprend en pensant que Dağhan est responsable de la tristesse de Selvi. Elle lui dit : « Est-ce que ça vaut la peine que tu pleures pour lui ? » Selvi lui répond un peu sèchement : « Arrête avec ça, tu sais très bien que je ne veux pas d’homme dans ma vie ! » La tante, n’ayant toujours pas de réponse quant à la scène de pleurs de sa nièce, se propose d’aller préparer une tasse de thé.

Fahri et Yilmaz dorment dans la maison de campagne. Ender arrive en tapinois et réveille Fahri en lui posant la main sur la bouche pour qu’il ne crie pas. Il l’entraîne dehors car il doit lui parler en privé, loin des oreilles d’Yilmaz. Celui-ci n’a rien entendu.

Ender s’excuse de l’avoir réveillé ainsi mais il n’en avait pas le choix. Il lui demande depuis combien de temps ils se connaissent. « Onze ou 12 ans » répond Fahri. Ender le corrige : « Tu es avec moi depuis 16 ans. » Yilmaz, par contre, n’est au service de M. Yoranel que « depuis onze ans, trois mois, et cinq jours », comme le précise Fahri. Il dit que depuis qu’Yilmaz est arrivé, il a perdu sa place. Il est devenu le bras droit d’Ender, pendant que lui joue le petit larbin pour eux deux. Mais non, insiste Ender, c’est lui son bras droit. La preuve, il lui a confié la chose la plus précieuse à ses yeux : Beril. Ender continue en disant qu’il ne fait plus confiance en Yilmaz. Il se comporte comme une personne qui essaie de protéger quelqu’un. Il demande à Fahri de découvrir qui cela pourrait bien être. Il se demande aussi qui était la personne avec Dağhan à l’entrepôt. Fahri n’hésite pas une seconde et révèle que c’était Selvi Nardan, l’avocate de Dağhan. Ender n’aime pas ça du tout. Il réitère que cette conversation doit rester secrète entre lui et Fahri. Par ailleurs, il souhaite qu’il garde un œil sur Yilmaz, ce que celui-ci promet de faire.

Au port, Mehmet prend le thé avec Dağhan et lui rappelle que sans le gilet pare-balles, il serait mort.  Dağhan lui en est très reconnaissant et lui montre qu’il a retrouvé par terre dans l’entrepôt le téléphone d’Yilmaz. Mehmet pense que son ami Ali, un as de la technologie, pourra le déverrouiller et bientôt ils découvriront avec qui Yilmaz était en contact.

Yilmaz appelle Selvi avec le téléphone de Fahri. Celui-ci a fait exprès de le laisser traîner sur la table. Il entend Yilmaz prononcer le nom de Vildan et prête l’oreille. Selvi n’est pas contente qu’il utilise le téléphone de celui qui a failli les tuer, Dağhan et elle. Elle est furieuse qu’il ait laissé une telle chose arriver. Elle confirme à son frère que Dağhan a trouvé son téléphone. Il lui demande de changer son numéro de portable et d’aller chez lui d’urgence pour vider le coffre. Il raccroche abruptement car Fahri revient. Il a juste le temps d’éliminer son appel et fait semblant de débarrasser la table.

Le coursier vient chercher le téléphone d’Yilmaz pour le remettre à Ali. Dağhan remarque sa veste et lui demande s’il en aurait une à lui donner. Dağhan regarde Mehmet et avoue avoir un plan pour trouver la maison d’Yilmaz.

Fahri fait bien son travail. Il appelle tout de suite Ender pour lui révéler qu’Yilmaz est entré en communication avec une certaine Vildan, qui ne peut être que sa sœur. En effet, il se souvient qu’il avait une sœur de ce nom. Il est persuadé que c’est sa sœur car il n’aurait pas effacé le numéro après l’appel. Fahri découvre donc que Vildan est toujours en vie. Ender lui demande de ne pas quitter Yilmaz des yeux. Il veut voir où tout ça va les mener.

La ruse de Dağhan a marché. Osman, déguisé en coursier a réussi à obtenir l’adresse d’Yilmaz par Hasan, le gérant de son café. Heureux, ils démarrent, en direction de la maison d’Yilmaz.

Mais Selvi, elle aussi, est en chemin pour le même endroit. Elle entre dans la maison, trouve le coffre et le vide comme le lui a demandé son frère. Elle a même réussi à deviner le code secret pour y accéder : la date de la mort de Selvi (la vraie). Pendant ce temps, Dağhan et Osman sont aussi arrivés. Il commence à neiger. Selvi est prête à sortir lorsque la sonnette d’entrée retentit.  Elle se sent prise au piège car elle a vu qui était derrière la porte. Elle ne peut plus quitter l’habitation par devant. Elle essaye en vain de trouver une solution, lorsqu’elle aperçoit le cadre au mur avec une photo d’elle et de son frère quand elle était encore une jeune enfant. Elle le décroche rapidement et le prend avec elle. Entre temps, les deux forcent leur entrée, pensant qu’il n’y a personne.

Remerciements : Roselyne, Faryal.

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