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Version Française 👇

‘Sancar Efe – D’amour et d’amitié
par Navid Shahzad (Partie3)

Cicéron écrit : « À l’exception de la sagesse, j’ai tendance à croire que les dieux immortels n’ont rien donné de mieux à l’humanité que l’amitié ». 

Avant le retour de Nare, le lien entre la paire Sancar et Gediz s’était renforcé de façon exponentielle, récompensant les deux hommes par une richesse, un prestige et un statut énormes. Le changement de fortune a permis à Sancar d’accomplir deux objectifs personnels : la transformation de sa vie et l’achat de Gece, le cheval bien-aimé de Nare. Le garçon qui vivait dans une cabane en tôle délabrée vit maintenant avec sa famille dans un manoir précédemment occupé par la famille Isikli et jouit d’un énorme respect au sein de la communauté. La motivation de ce rythme de travail ambitieux et frénétique est due au souvenir obsédant de sa première visite au Monténégro à la recherche de Nare. Cruellement rabaissé et humilié par un Çelebi pompeux, trahi et le cœur brisé par la prétendue infidélité de Nare, Sancar était un homme brisé qui est revenu avec une mission dans l’accomplissement de laquelle, Gediz a joué un rôle énorme. 

L’histoire de Sancar sorti de la pauvreté et maintenant devenu riche intrigue Nare à l’infini, mais elle se heurte à un mur inaccessible chaque fois qu’elle recherche la vérité d’un Gediz ou un Sancar immuable. Ceci prouve bien que, quelle que soit la force de leurs sentiments pour Nare, les amis ne dévoileront pas leur secret—sauf quand cela deviendra inévitable!

Les vrais amis ont un impact et changent profondément la vie de chacun et le lien entre Sancar et Gediz continue de se renforcer chaque année, en grande partie grâce à sa solide fondation basée sur une confiance totale. La grâce de Sancar réside dans le fait qu’il n’a jamais adressé un seul reproche à Gediz concernant le comportement honteux de son père et de son grand-père. Il ne lui en veut pas non plus d’avoir passé des années dans la misère alors que Gediz jouissait du luxe d’une éducation à l’étranger payée par l’argent qui lui appartenait, tout en vivant dans la maison qui, par droit d’héritage, était la sienne. Faisant preuve d’une grâce similaire dans le présent, après l’incident au port, Sancar cède simplement à son « ancien » partenaire ses parts et celles de sa famille dans l’entreprise de la marina, ainsi que tous les revenus qui en découlent, tandis que Gediz, honteux, lui rend la pareille en ne contestant pas la propriété du jardin d’oliviers. Si l’on nous fait croire que c’est la fin de la relation entre Sancar et Gediz, les événements nous prouvent rapidement du contraire.  Pour citer encore une fois Cicéron : « Même quand un ami est absent, il est toujours présent ». 

Malgré toute la douleur et l’humiliante trahison de confiance qu’il a subie récemment, Sancar continue de protéger Gediz de l’horrible vérité sur sa sœur. L’épreuve décisive de toute amitié véritable est de se mettre au défi mutuellement pour constamment s’améliorer, puisque chacun reconnaît le potentiel de l’autre. Bien qu’il répugne à l’admettre ouvertement ou même intérieurement, comme en témoignent les scènes de prison, Sancar continue d’apprécier Gediz malgré sa déclaration effrayante sur la finalité de leur amitié et de leur partenariat. Les deux hommes savent que leur vie a été enrichie par la compagnie de l’autre et leurs familles partagent une affection particulière l’une pour l’autre. En comparaison, l’équilibre constamment vacillant entre l’affection, la colère et la malveillance occasionnelle de leurs mères contraste directement avec l’amitié entre leurs fils qui reste exempte de toute avidité ou de reproche. Contrairement à un Gediz plutôt facile à vivre, Sancar ne pardonne jamais une transgression ou une faveur. La seule raison de ne pas « punir » Gediz pour son abus de confiance est enfouie dans un passé commun. 

Sancar ne peut jamais ignorer le fait que c’est Gediz qui a révélé le secret de son héritage volé, même s’il a dû pour cela voler son propre père. Le jeune homme brisé et désespéré qui revient du Monténégro a retrouvé un nouveau souffle lorsque Gediz lui a donné la chance de changer de vie et de devenir l’un des hommes les plus riches de la région. Les promesses que Sancar avait faites à une Nare extatique avaient été tenues. La possession du grand manoir et l’achat de Gece n’ont été possibles que grâce à l’intervention de Gediz. Mais au grand chagrin du premier, la plus importante de ses promesses reste non tenue. Nare n’est pas la mariée qui réside dans le manoir, mais une fille choisie par sa mère exigeante qu’il n’aime pas, ni ne pourra jamais aimer! 

La nature de Sancar fait qu’il serait la dernière personne à laisser tomber un ami au moment où il est le plus vulnérable. Souffrant d’une attaque brutale en silence, en permettant à Gediz de le maudire et de le réprimander ou en refusant de se défendre même lorsqu’il est provoqué, Sancar incarne l’idéal de l’amitié. Après tout, l’amitié n’est ni une relation d’affaires (le partenariat les a tous deux rendus très riches) ni n’attend quelque chose en retour.  La récompense de l’amitié est l’amitié elle-même, et bien que Gediz enfreigne les règles, Sancar ne pense pas une seconde à l’abandonner. Furieux, profondément déçu, se sentant trahi comme il l’est, il parvient toujours à veiller sur Gediz parce qu’il peut prévoir le genre de déchirement que celui-ci va subir. 

De même, Gediz verse une énorme somme d’argent au parasite de Çelebi et à son chauffeur pour empêcher Sancar de traquer Akin et de le tuer. Ses tentatives, qui sont fortement encouragées par Nare pour « sauver » Sancar de la criminalité, s’étendent au point de menacer Sancar qu’il jurera d’épouser Nare si son ami ne renonce pas à son plan meurtrier. A présent, Sancar est libéré de « l’enfer du doute et du soupçon » où il a passé neuf années de purgatoire imaginaire, donc cet Efe empli de vengeance n’est pas impressionné par la menace étant donné qu’il ne doute plus, qu’il a accepté qu’Akin ait violé Nare et qu’il est lui-même responsable d’avoir rendu la vie impossible à la femme qu’il garde toujours à lui seul dans son cœur. En acceptant sa propre culpabilité, Sancar fait le premier pas vers le voile caressant de la grâce de Dieu qui touche tous ceux qui se repentent sincèrement. 

Sur un autre sujet, pour qu’un récit soit mémorable, il existe certaines stratégies qui doivent être employées par l’écrivain pour conserver l’intérêt, et créer de la tension et du suspense afin de fournir une fin crédible. Si toute l’histoire devait se limiter à l’éventuel pardon ou non de Nare à Sancar, cela créerait une seule trajectoire. Bien que prescrite par le drame grec classique, l’intrigue unique, sous les restrictions des trois unités de temps, de lieu et d’action, a subi un remaniement complet avec l’avènement du drame élisabéthain qui a perfectionné l’utilisation de multiples intrigues et sous-intrigues pour enrichir leurs récits. Depuis, le monde littéraire et dramatique n’a jamais regardé en arrière. 

Dans le contexte de Sefirin Kizi – la série, Gediz n’est donc pas seulement un personnage qui contraste avec Sancar en termes d’attitudes culturelles et sociales opposées. Il est délibérément présenté comme un candidat alternatif à l’amour de Nare, contribuant à compliquer la relation entre les deux amants pour créer une situation périlleuse qui pousse les téléspectateurs à envisager sérieusement une liaison potentielle de Nare et Gediz dans le futur.  Le succès de cette manœuvre peut être démontré par les réactions hautement passionnées de certains téléspectateurs. Ceux du camp Gediz souhaitent vivement que Nare donne une leçon à Sancar et qu’elle se construise une nouvelle vie et relation avec l’homme charmant, beau et riche qui est complètement séduit par d’elle. D’autres trouvent la présence constante de Gediz irritante, et ses fréquentes apparitions et décisions inopportunes nous exaspèrent. Créer des personnages qui retiennent l’attention du spectateur et les faire jouer dans des situations de plus en plus complexes, voilà ce que c’est qu’un bon script, et il n’y a rien à redire sur les scénarios écrits par les lauréates telles que Nehir Erdem, Ayse Ferda Eryilmaz et H. Zeynep Bonçe!

Gediz joue donc un rôle très important dans Sefirin Kizi qui ne se limite pas simplement à l’alter égo de Sancar. Ironiquement et par défaut, son rôle majeur est de nous aider à découvrir le côté plus doux de Sancar Efe. Sans essayer de comparer et contraster les deux hommes, Sancar apparaitrait plutôt comme un personnage provincial, quasi médiéval, complètement déconnecté du monde moderne. Les qualités que nous admirons chez des hommes comme Gediz sont ses excellentes compétences interpersonnelles, sa sophistication, son urbanité, sa perspective globale sur la vie en général. Au fil du scénario, nous nous rendons compte que, malgré son air bourru et, à l’occasion, son comportement autoritaire, la vision globale de Sancar est aussi progressiste que celle de son ami puisqu’il s’intéresse vivement à la perspective d’un partenariat avec le Japon. Il n’a peut-être pas fait d’études commerciales aux États-Unis, mais il est aussi habile que n’importe quel expert en gestion de crise, comme le montre sa façon de traiter publiquement le complot de Menekşe contre Gediz et Nare. Il n’existe pas de substitut à une intelligence inhérente et à un cœur bienveillant et Sancar est un parfait exemple des deux mais, comme pour beaucoup de bons hommes, il est son propre pire ennemi.

Ensuite, Gediz joue le rôle d’intermédiaire entre Sancar et Nare. Etant donné qu’ils ne parlent pas leurs souffrances, les détails de leur triste passé sont révélés au spectateur par leurs explications et leurs confessions sporadiques à Gediz. Nare ne dit rien à Sancar—malgré ses supplications pour qu’elle lui dise la vérité, d’une part parce qu’elle est convaincue qu’il ne la croira pas et, d’autre part, par crainte qu’il ne devienne un tueur—alors que Sancar reste bloqué entre ses doutes sur les « récits » de Nare et une jalousie empoisonnée. 

C’est donc vers Gediz qu’ils se tournent pour déverser leur peine !  

D’un point de vue dramatique, Gediz peut donc être considéré comme une sorte de chœur grec qui pose des questions auxquelles le spectateur veut des réponses. Prenons par exemple, l’évidente contradiction de la promesse de Nare de ne jamais pardonner à Sancar, mais d’avouer « ne pas pouvoir vivre sans lui » ! Bien qu’elle cache une déclaration tout aussi intrigante : « J’ai promis de ne jamais lui pardonner, mais je n’ai jamais promis de ne pas m’inquiéter pour lui », il est important de reconnaître le rôle que Gediz joue dans leur vie. 

Tour à tour drôle, poignant, jaloux, déçu mais toujours doux et attentionné, Gediz est élégamment interprété par le remarquable acteur Uraz Kaygılaroğlu, comme le seul homme de Muğla qui n’ait pas peur de Sancar Efe, ce qui est en soi un exploit remarquable !  

Sancar, joué par le charismatique et mercuriel Engin Akyürek, incarne un personnage plus grand que nature qui écrase les hommes moins importants comme Yahya dans sa tentative inconsciente de singer son frère aîné sans succès, mais Gediz Isikli semble être le seul homme qui peut tenir tête à Sancar Efe ! 

Ce qui est frappant, c’est l’attention minutieuse portée à l’apparence et aux manières de chaque personnage, qui fait que les deux hommes sont complètement opposés. Sancar s’habille de façon décontractée dans des tons de vert olive, de gris et de brun prune discrète, tandis que Gediz apparaît flamboyant dans des bleus et des rouges à la mode et même dans un manteau jaune pâle, ce que Necdet envie ! Son éducation américaine lui a laissé un penchant pour les baskets blanches qu’il porte avec beaucoup de panache ; tandis que les vestes, jeans et bottes en cuir de Sancar, faciles à porter par tous les temps, se prêtent bien à la nature de son travail à l’oliveraie. Leurs choix esthétiques ne se limitent pas seulement aux vêtements, puisque l’on voit Sancar conduire un monstre menaçant de véhicule 4X4 noir, alors que Gediz opte pour une voiture plus élégante et plus sophistiquée. Le premier rejette toute servilité, comme lui ouvrir les portes de la voiture ou étaler ses vêtements, tandis que Gediz considère ces subtilités comme allant de soi. 

Dans une des scènes vraiment impressionnantes, les deux hommes habillés presque à l’identique de noir arrivent sans invitation au déjeuner somptueux de leur rival et vieil ennemi, Kahraman Boz, organisé en l’honneur des nouveaux investisseurs de sa société au bord de la faillite. Ressemblant à des anges jumeaux de la mort et de la destruction, Sancar et Gediz rient et taquinent le Boz de manière ludique pour le plonger dans un état de quasi-apoplexie ! Mais si l’on laisse de côté les transactions commerciales, le véritable test de l’amitié consiste à être honnête l’un envers l’autre. Malgré le fait qu’il risque d’être encore plus en colère, comme Gediz après ses aveux désastreux, nous devons comprendre que seul un véritable ami peut dire la vérité. Cette honnêteté est ce sur quoi Sancar mise et apprend finalement à s’en accommoder, puisque Gediz lui assure qu’il ne le trahira jamais. 

Alors que Sancar passe de l’incrédulité à la croyance, de la colère au regret, de la tristesse à une lueur d’espoir et revient à un enfer de sa propre création (la grossesse de Menekşe), c’est Gediz qui tient bon aux côtés de son ami et frère, tout comme Sancar l’a fait pour lui. Bien sûr, cette analyse se base sur les 15 premiers épisodes de la série et on ne peut pas prédire ce qui va suivre. On estime que malgré ce qui se passe, il est peu probable que Gediz abandonne son ami ou son amour secret. 

Le sort de Sancar est cependant imprévisible pour le moment. Dans une relecture exacte de leur histoire passée, lorsque Sancar l’a jetée dehors, Nare le conduit doucement hors de sa maison et de sa vie, en jurant qu’elle ne prononcera plus jamais son nom. Il ne reste plus à Sancar qu’à errer dans la proverbiale « vallée des larmes » pour retrouver son amour, si tel est son désir. On dit que le bon vin mûrit avec l’âge. Nous pouvons appliquer le même principe au véritable amour qui ne meurt jamais vraiment, ainsi qu’à la relation entre les « meilleurs hommes » qui s’aident mutuellement à grandir, à mûrir et à devenir de meilleurs êtres humains – ce qui est l’essence même de l’amitié! 

Traduit par Faryal et Roselyne

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Version Anglaise 👇

« Sancar Efe – Of Love and Friendship« 
By Navid Shahzad (P3)

Cicero writes: “With the exception of wisdom, I am inclined to believe that the immortal gods have given nothing better to humanity than friendship.”

Prior to Narê’s return, the Sancar/Gediz bond had strengthened exponentially; rewarding both men with enormous wealth, prestige and status. The change in fortune has enabled Sancar to accomplish two personal goals: transforming his life and the purchase of Narê’s beloved horse Gece. The boy who lived in a ramshackle tin hut now lives along with his family in a mansion previously occupied by the Isikli family and enjoys enormous respect in the community. The driving force behind this ambitious, frenetic pace of work is the haunting memory of his first visit to Montenegro in search of Narê. Cruelly belittled and humiliated by a pompous Çelebi; betrayed and heart broken by Narê’s (so called) infidelity; Sancar was a broken man who returned with a mission in the fulfillment of which, Gediz has played an enormous part.

Sancar’s rags-to-riches story intrigues Narê endlessly but each time she probes for the truth she is stonewalled by a firm Gediz or Sancar. It is a clear sign that no matter how strong their feelings are for Narê, the friends will not divulge their secret- except when it becomes inevitable!

True friends impact and change each other’s lives deeply and the Sancar/Gediz bond continues to strengthen with each passing year, largely due to its firm foundation based on complete trust. Sancar’s grace lies in never uttering a word of reproach to Gediz about his father and grandfather’s shameful behavior. Nor does he, at any time, grudge the fact that he has spent years living in abject poverty while Gediz enjoyed the luxury of a foreign education paid for by money that belonged to him, while living in the house that by the right of inheritance, was his. Exhibiting similar grace in the present after the slug out at the port, Sancar simply gives up his own and family’s shares in the marina business and all its revenue from it to his ‘former’ partner; while a shame faced Gediz reciprocates by not contesting the ownership of the olive garden. If we are led to believe that that is the end of the Sancar/Gediz relationship, events soon prove us wrong. To quote Cicero yet again: ‘even when a friend is absent, he is still present!’

Despite all the pain and humiliating betrayal of trust that he has suffered recently, Sancar continues to shield Gediz from the ugly truth about his sister. The litmus test of any true friendship is to challenge each other to be better persons; since both parties recognize the potential in the other. Though loath to admit it openly or even to himself as evidenced in the prison scenes, Sancar continues to value Gediz despite his chilling pronouncement about the finality of their friendship and partnership. Both men know that their lives have been enriched by the other’s company and their families share a special affection for each other. By comparison, the constantly teetering balance of affection, anger and occasional malice between their mothers serves as a direct contrast to the friendship between their sons which remains free of any greed or remonstrance. As opposed to a rather easy going Gediz, Sancar never forgives a transgression or a favour. The only reason for not ‘punishing’ Gediz for his breach of trust lies buried in a shared past.

Sancar can never overlook the fact that it was Gediz who disclosed the secret of his stolen inheritance; even if it meant robbing his own father in the process. The broken and despairing young man returning from Montenegro was given a new lease on life when Gediz gave him the chance to turn his life around, and become one of the wealthiest men in the region. The promises Sancar had made to an ecstatic Narê had been fulfilled. The possession of the grand mansion and purchase of Gece were only made possible through the intervention of Gediz. But much to the former’s sorrow, the most important of his pledges remains unfulfilled. Narê is not the bride who resides in the mansion, instead it is a girl handpicked by his exacting mother whom he does not, could not ever love!

Being the kind of man he is; Sancar would be the last person to ditch a friend at his most vulnerable. Suffering a brutal beating in silence, allowing Gediz to curse and berate him, refusing to fight back even when provoked, Sancar epitomizes what friendship should ideally be. After all, at heart, friendship is neither a business relationship (the partnership has made them both very rich) nor does it keeps scores. The reward of friendship is friendship itself, and though Gediz breaks the rules, Sancar never really gives up on him for a second. Furious, acutely disappointed, feeling betrayed as he is – he still manages to look out for Gediz because he can foresee what kind of heartbreak Gediz is in for.

Similarly, Gediz pays an enormous amount of money to the parasitic Çelebi and his chauffeur to prevent Sancar from tracking down Akin and killing him. His attempts which are lent great impetus by Narê to ‘save’ Sancar from becoming a criminal extend to threatening Sancar by swearing to marry Narê if his friend does not desist from his murderous plan. By now, Sancar has escaped from the ‘hell of doubt and suspicion’ where he has spent nine years in a self created purgatory so the threat carries no weight with the vengeful Efe since he has put all doubts to rest, accepted that Akin raped Narê and that he himself is to blame for making life a living hell for the woman whose heart still belongs to him alone. By accepting his own culpability, Sancar takes the first step towards the gentle shadow cast by God’s grace on all those who repent sincerely.

On a different note, for any narrative to become memorable, there are certain strategies that the writer must employ in order to retain interest, create tension and suspense in order to provide a credible ending. If the whole story were to be confined to Narê’s eventual forgiveness of Sancar (or not); it would create a single trajectory. Though prescribed by classical Greek drama, the single plot line under the strictures of the three Unities of time, place and action, underwent a complete overhaul with the advent of Elizabethan drama which perfected the use of multiple plots and subplots to enrich their narratives. The literary and dramatic world has never looked back since.

In the context of Sefirin Kizi – the series therefore, Gediz is not just a foil for Sancar in terms of opposing cultural and social mind sets. He is deliberately portrayed as an alternative candidate for Nare’s love, helping to muddy the waters between both lovers to create a high wire act that has had viewers fiercely debating the possibility of a Nare/Gediz pairing in future. That the ploy has worked successfully may be evidenced by the fierce nail biting reactions that some viewers have exhibited. The Gediz lobby wants very much for Narê to teach Sancar a lesson and build a new life and relationship with the charming, handsome, wealthy man who is completely smitten by her. Others find the Gediz constant presence irritating since his frequent untimely appearances and decisions set our teeth on edge.

Creating characters that hold the viewers’ interest and having them play out their parts in increasingly challenging situations is what a good story line is all about, and no one can fault the writing of award winners Nehir Erdem, Ayse Ferda Eryilmaz and H. Zeynep Bonce on that score!

Gediz therefore, plays a very important role in Sefirin Kizi which is not confined to just being Sancar’s alter ego. Ironically and by default, his major utility lies in helping us discover the softer side of Sancar Efe. Without being able to compare and contrast the two men, Sancar would appear to be a provincial, near medieval character, completely out of touch with the modern world. The qualities that we admire in men like Gediz are his excellent inter personal skills, sophistication, urbanity, his global perspective about life in general. As the narrative proceeds, we realize that despite his gruff and on occasion, authoritarian behavior Sancar’s global vision is as progressive as his friend’s since he is keenly interested in the prospective of a Japanese partnership. He may not have gone to business schools in the US but he is as adept as any expert on crisis management as can be seen by his public handling of Menekşe’ plot against Gediz and Narê. There is no substitute for inherent intelligence and a kind heart and Sancar is a perfect example of both; but he is what many good men often are, his own worst enemy.

Secondly, Gediz serves as a sounding board for both Sancar and Narê. Since they do not speak of their pain to each other, the details of their sad past are revealed to the viewer through their sporadic explanations and confessions to Gediz. Narê tells Sancar nothing, despite his pleas to tell him the truth because she is convinced he will not believe her and secondly, for fear that he will turn killer; while Sancar remains trapped between his doubts about Narê ‘tales’ and poisonous jealousy.

Consequently, it is to Gediz that they pour out their hearts!

In a dramatic sense therefore, Gediz could really be seen as a kind of Greek chorus asking questions that the viewer wants answered. For example, the obvious contradiction in Narê’s promise never to forgive Sancar, but confessing to ‘be unable to live without him’! Though she covers up with an equally intriguing ‘I promised never to forgive him, but I never promised not to worry about him,’ statement, it is important to recognize the role that Gediz plays in their lives.

By turns funny, poignant, jealous, disappointed but always gentle and caring, Gediz is elegantly played by the remarkable actor Uraz Kaygılaroğlu, as the one man in Muğla who is unafraid of Sancar Efe, which is in itself a remarkable feat!

Sancar played by the charismatic, mercurial Engin Akyürek casts a larger than life character who overwhelms the likes of lesser men like Yahya in the latter’s subconscious attempt to ape his older brother unsuccessfully, but Gediz Isikli appears to be the one man who can hold his own against Sancar Efe!

Performances apart, what is strikingly noticeable is the detailed attention to each character’s appearance and mannerisms which also set the two men apart as complete opposites. Sancar dresses casually in olive greens, grays and discreet plum brown shades, while Gediz appears flamboyant in fashionable blues, reds and even a pale yellow coat, which Necdet envies! His American education has left him with a penchant for white sneakers which he sports with great panache; while Sancar’s easy going all weather jackets, jeans and leather boots lend themselves well to the nature of his job at the olive grove. Their aesthetic choices are not limited to apparel alone, as we see Sancar driving a menacing monster of a black four-wheeler as opposed to Gediz opting for a sleeker more sophisticated car. The former rejects all servility such as opening car doors for him or laying out his clothes while Gediz takes such niceties for granted.

One of the truly impressive scenes where the two dressed almost identically in black, gate crash their rival and old enemy Kahraman Boz’s lavish lunch hosted for new investors for his near bankrupt company. Looking like twin angels of death and destruction, Sancar and Gediz laugh and playfully tease Boz into a state of near apoplexy! But leaving business transactions aside, the true test of friendship lies in being honest with each other. Despite the fact that he risks further anger -as Gediz does after his disastrous confession, we must appreciate that it is only a real friend who tells the truth. This honesty is what Sancar banks on and finally learns to come to terms with, as Gediz assures him that he will never betray him.

As Sancar moves from disbelief to belief, from anger to regret, from sorrow to a glimmer of hope and back to a hell of his own making (Menekşe’s pregnancy) it is Gediz who holds fast beside his friend and brother, just as Sancar has done for him. Of course this analysis is based on the first 15 episodes of the series and one cannot predict what will follow. One’s own assessment is that despite what happens, it is unlikely Gediz will abandon either his friend or secret love.

Sancar’s fate however is unpredictable at the moment. In an exact replay of their past history when Sancar threw her out; Narê leads him gently out of her house and her life, swearing that she will never take his name again. Sancar is left to wander through the proverbial ‘vale of tears’ to find his love again, if he ever does. They say fine wine improves with age. We can apply the same principle to true love which never really dies, as well as to the relationship between the ‘best men’ as they help each other grow, mature and become better human beings – which is what friendship is all about!

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